Campagnes 2020 – OA 4490

Une opération de sondages avec une équipe transfrontalière a été organisée sur une période de 10 jours, du 7 septembre au 16 septembre inclus, dans la baie de Saint-Jeande- Luz (Donibane Lohizune) et Ciboure (Ziburu).
Pendant ces 10 jours de travaux nous avons pu réaliser des plongées en scaphandre autonome sur une durée de 7 jours. Les conditions météorologiques et la visibilité acceptable nous ont aidé pour le bon déroulement des travaux.

Le site : Baie de Saint Jean de Luz (Donibane Lohizune) et Ciboure (Ziburu)

Il s’agit de l’épave avec une cargaison de sacs de ciment déclarée lors de la campagne de 2017 (EA5234). L’ensemble représente un volume d’une longueur de 15 m par une largeur de 6,5 m avec une hauteur variable de 2,5 m à 1, 3 m. Des ferrures sont apparentes sur tout le pourtour, elles appartiennent à la structure métallique du bateau. L’ensemble occupe une surface de 120 m2.

Recherches en archives

Nos recherches dans les archives et sa localisation nous permettent d’évoquer la forte possibilité que l’épave soit celle du bateau « Criterion », un brick anglais construit en 1853, ayant fait naufrage en 1881 lors d’une tempête. Il transportait une cargaison de ciment provenant de
Sherness dans le but d’alimenter en matériau de construction le chantier des digues Artha et Ste Barbe fermant la baie et protégeant la ville de Saint
Jean de Luz des tempêtes.

Résultats

Pour des raisons techniques, le travail de sondage a du être ajourné sans résultats. Nous avons cependant continué le travail de documentation de l’épave, en précisant son orientation, et réalisé des dessins, croquis, mesures, photos, et films. Un total de 12 structures métalliques ont été nettoyées et documentées autour du gisement. Grâce à l’examen du fond sur lequel repose la cargaison et la position du gisement par rapport aux roches, nous avons localisé les endroits des chocs avec le plateau rocheux qui ont provoqué le naufrage. De même dans la façon dont est répartie la cargaison aujourd’hui, formée en grande partie par des empilements de sacs de ciment au départ alignés et bien ordonnés, nous pouvons aussi observer les effets visibles d’un choc violent par le constat d’une partie de l’ensemble gisant de façon chaotique et désordonnée. Par les documents réalisés et le travail de recherches dans les archives, nous avons pu constater les différentes caractéristiques de l’épave d’une façon plus claire.

Campagnes 2020 – OA 4492

Le site : Baie de TXINGUDI (Hendaye / Fontarrabie)

Une opération de prospection diachronique avec une équipe transfrontalière a été organisée, du 25 Juillet 2020 au 2 août 2020 inclus, dans la baie de TXINGUDI (Hendaye/Fontarrabie). Pendant ces 9 jours de travail nous avons pu réaliser 8 plongées, les conditions météorologiques et la visibilité étant acceptables pour le bon déroulement de la mission.

Il s’agissait de faire une première approche, en prospection visuelle, sur le secteur appelé IRUARRI, secteur localisé dans les eaux de souveraineté partagée FRANCE/ESPAGNE, dans lequel, les plongeurs locaux, nous avaient révélé, lors d’enquêtes et de collectes de la mémoire orale, réalisées les années précédentes, l’apparition sporadique de tessons de céramique de différentes chronologies et typologies. Nous avons, aussi, profité d’une journée pour vérifier des informations, sur une ancre lithique déclarée aux Affaires Maritimes et au DRASSM en 2018, par le plongeur Romain
Meynier (sur le site du banc de CHICHARVEL), et vérifier les informations sur le site nommé par les plongeurs, le «site des ancres», (dû à la concentration des ancres).

Résultats

Sur le site de IRUARRI, nous avons localisé et documenté les éléments suivants :

  • Un tesson de poterie traditionnelle d’époque moderne (XVI-XVIIe) «marmite pegaus».
  • Des tubes des pipes de kaolin (3).
  • Un tesson de céramique de Spanish olive jars type RB1.
  • Un tesson de «cruche à bec verseur».
  • Une ancre concrétionnée, en très mauvais état de conservation.

Dans les eaux espagnoles limitrophes, nous avons vérifié et documenté:

  • une ancre lithique «trapézoïdale ou rectangulaire». Il s’agit d’une ancre lithique, à un trou faite en granit et de
    grande dimension, vu qu’elle est cassée.
  • un ensemble de trois ancres de grande dimension, possiblement d’époque moderne, elles reposent dans un
    rayon de 10 à 15 m.

Même si les mesures des ancres n’ont pas été prises en totalité par manque de temps, les données acquises pour l’instant, nous font penser à l’importance d’une étude approfondie dans le secteur, riche en contexte historique et en éléments archéologiques à étudier.