Campagne 2021 – OA 4734

Durant la période du 4 au 19 octobre 2021, nous avons réalisé une prospection archéologique à l’aide d’outils de mesures spécialisés, dans la baie de Saint-Jean-de-Luz (Donibane Lohizune) et Ciboure (Ziburu).
Ces recherches ont été réalisées à l’aide d’une équipe multinationale et transfrontalière. Pendant cette période une grande partie de la baie a été prospectée. Les conditions climatiques sans précipitations, avec de faibles vents et une houle entre 0,5 m et 1,5 m, ont été favorables pour le bon déroulement de l’opération.

Nous avons travaillé pendant la période durant laquelle le Conseil Départemental retire les bouées et les corps-morts de délimitation des zones réglementées, baignade et chenal. Cette période de navigation nous permet de réaliser la prospection sans trop de difficultés, nous avons pu circuler librement dans cet espace maritime, à l’exception d’un petit secteur dans la rade que nous avons dû contourner, il s’agit de la zone de mouillage
des bateaux de plaisance de l’Untxin. La navigation entre les mouillages présentant des difficultés de manoeuvre. D’autres navires étaient présents et naviguaient quotidiennement pour le ramassage d’algues, des relevés bathymétriques ou les travaux d’entretiens de la baie.

Objectif

L’objectif scientifique de l’opération est de pouvoir constituer :

  • Une carte bathymétrique de la baie.
  • Une carte des anomalies magnétiques.

Méthode

Pour la planification de notre travail de prospection, une division par secteurs bathymétriques (nommés) et d’axes de navigation a été élaborée au préalable. Le logiciel de navigation « Timezero » mis à notre disposition par la société Maxsea nous a permis de créer des routes sur le modèle de recherche « SAR lacet ». Un intervalle de 10m entre les segments a été défini pour couvrir la zone de recherche par passages parallèles en lacet . Le pilote du bateau a pu suivre ces routes sur un écran déporté.

Equipements

Le travail journalier de prospection s’est effectué à bord d’une vedette qui suivait des parcours pré-déterminés (en général des lignes droites quand le secteur le permettait) à une vitesse de 2 à 4 noeuds, tractant dans son sillage, les instruments immergés, reliés par leurs câbles. Cette vedette est équipée d’un système de positionnement GPS précis et d’un sondeur, toutes deux avec sorties de données au format NMEA0183.

Résultats

MAP archéologie a mis à notre disposition le matériel de détection : magnétomètre à vapeur de Césium de sensibilité 0,1 nT, modèle G-882 de chez Geometrics. Le résultat de la prospection nous a permis de générer un fond cartographique et une base de données d’un total de 540 anomalies géolocalisées (entre 20 et 1000 nT et à des profondeurs entre 2 m et 11 m). Les données recueillies vont être examinées après un long processus d’étude de post-traitement. Nous pouvons déjà identifier des zones de haute concentration d’anomalies, liées aux secteurs de changements de bathymétrie des hauts fonds aux bas-fonds, battus par les vents et la mer. Ceci pourrait correspondre aux scénarios de naufrages que nous étudions.